Les salariés roumains ont fait des émules à l’autre bout de la planète, au Brésil. Les salariés du secteur automobile entrent aujourd’hui dans leur quatrième jour de grève. Leur objectif : une augmentation généralisée des salaires. Pour le moment, la grève ne concerne que les usines de Volkswagen, Renault ou Nissan.
Au total, ce sont quelque 9 000 travailleurs qui suivent le mouvement dans l'Etat du Parana, dans le sud du pays. Niveau production, les pertes commencent déjà à se faire sentir. Selon le syndicat Greater Curitiba, elles s’élèveraient à 6 600 véhicules sur les trois sites. Les fabricants ont rencontré hier les représentants des salariés mais se refusent à tout commentaire tant qu’une sortie de crise ne sera pas amorcée.
Les syndicats réclament une hausse des salaires de 13 % ainsi qu’une prime de 1 500 reais (616 euros) pour compenser la hausse de l'inflation. Pour le moment, les constructeurs auraient déjà accepté une hausse de 10 % ainsi que la prime.
Vincent Paes
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