Mercredi 20 août 2008



Tous les signes sont là : inflation de près de 25 % par an, baisse de la popularité de la présidente Cristina Kirchner, les dépenses publiques explosent et l’excédent primaire, qui était de 3,5% en 2007 se réduit.  De plus, la baisse des cours des matières premières entraînera une baisse de la taxe des exportations agricoles, principale source fiscale du pays. Résultat, le remboursement de la dette risque de vite devenir problématique.

 

Pour certains analystes les prévisions sont des plus pessimistes. La crise aura bien lieue. Le scénario ? Une récession en 2009 et un défaut de paiement en 2010.  Face à ce début de crise, le gouvernement ferme les yeux et reste dans le dénie. L’institut de la statistique rattaché indique que l’inflation est tout juste inférieure à 10 %. Mais dans le même temps, le gouvernement autorise les syndicats, base importante de l’électorat, de négocier des hausses salariales de 25 %.

 

Les investisseurs étrangers prennent peur : les investissements ralentissent et les sorties de capitaux s'accroissent. Mais l’Argentine a des atouts qu’elle n’avait pas en 2001 : des réserve de près de 50 milliards de dollars et une capacité d’exportation agroalimentaire capable de gonfler les caisses du pays. Le pire peut donc être encore éviter. Encore faut-il que le gouvernement cesse de fermer les yeux fasse aux problèmes et mettent en place des politiques économiques adaptées.

 

   Vincent PAES

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